Selon une enquête du gouvernement (1)(Note de bas de page), le chauffage des résidences principales repose majoritairement sur deux énergies finales en France métropolitaine : l’électricité (37,2 %, dont 5,1 % par une pompe à chaleur) et le gaz de réseau (35,8 %, essentiellement du gaz naturel). Dans un contexte de transition énergétique mais aussi de difficultés économiques, les ménages sont encouragés à passer à un mode de chauffage plus respectueux de l’environnement… et de leur porte-monnaie ! Explications. 

Sur quels critères s’appuyer pour choisir son mode de chauffage ?

Une maison ancienne, un studio étudiant, un appartement orienté plein soleil : il convient de prendre en compte les spécificités de votre type de logement et vos habitudes de consommation pour choisir votre nouveau chauffage : 

  • Vos besoins en chauffage : soit le nombre d’occupants du logement et la nécessité ou non d’installer un système de climatisation. 
  • Votre situation géographique : certains équipements sont moins adaptés aux régions les plus froides.
  • Le volume de votre logement ainsi que la qualité de son isolation. 
  • La nature de votre bien immobilier : un logement neuf soumis à la réglementation environnementale RE2020 ou une habitation en rénovation nécessitant une mise aux normes.
  • La nécessité ou non d’installer un chauffage d'appoint en plus de votre chauffage central. 

De plus, si vous vivez en appartement, les réglementations locales, notamment le plan local d’urbanisme (PLU), peuvent restreindre vos options.

Quels sont les différents modes de chauffage disponibles sur le marché ?

Le chauffage électrique

En France, l’électricité reste le mode de chauffage le plus répandu mais aussi le plus coûteux. En effet, la plupart des équipements électriques sont anciens et vétustes (radiateurs à convection) et nécessitent d’être changés pour des appareils plus modernes et moins gourmands en énergie, à l’image des radiateurs à inertie ou des planchers chauffants

On recommande ce mode de chauffage pour les logements bien isolés de petite à moyenne taille ainsi que les habitations secondaires où l’investissement dans un autre système ne serait pas rentable.

Les pompes à chaleur : un rendement imbattable

Les pompes à chaleur (PAC) exploitent les calories de l’air ou du sol pour chauffer un logement. Ce procédé leur confère un coefficient de performance (COP) supérieur à 3, ce qui signifie qu’elles restituent trois fois plus d’énergie qu’elles n’en consomment​.

Les PAC air-air sont souvent utilisées en climatisation réversible, tandis que les PAC air-eau peuvent alimenter un plancher chauffant ou des radiateurs basse température. Leur coût d’installation oscille entre 8 000 et 15 000 €, mais elles permettent des économies substantielles sur la facture énergétique​.

Le chauffage au bois et aux granulés : plus écologique et plus économique

Le chauffage au bois (stères ou granulés) séduit par son faible coût d’exploitation et son impact environnemental réduit. Un poêle à granulés ou une chaudière à bois offre un rendement supérieur à 85 % (2)(Note de bas de page) et fonctionne avec un combustible renouvelable​. 

Cependant, ce mode de chauffage impose une logistique de stockage et un entretien régulier. Par ailleurs, le prix des granulés peut fluctuer en fonction de la demande, mais reste inférieur au tarif du gaz ou de l’électricité.

Le chauffage au gaz : une solution en déclin

Si le gaz reste une alternative abordable, il subit une baisse d’attractivité depuis la suppression des aides pour les chaudières gaz en 2023(3)(Note de bas de page).

Les chaudières gaz à condensation affichent un rendement élevé et nécessitent peu d’entretien. Elles constituent une option viable si votre logement est déjà raccordé au réseau de gaz de ville. En revanche, leur installation devient moins pertinente à long terme face aux exigences croissantes de décarbonation.

Comment financer son installation de chauffage ?

Plusieurs aides publiques permettent d’alléger cette charge et de favoriser l’installation d’équipements plus performants.

MaPrimeRénov’

MaPrimeRénov’ (4)(Note de bas de page) est une aide adressée aux ménages modestes à intermédiaires. Elle permet de financer une partie des travaux de rénovation énergétique en fonction des revenus du foyer. En 2025, cette aide couvre jusqu’à :

  • 10 000 € pour un système solaire combiné
  • 7 000 € pour une chaudière à granulés
  • 5 000 € pour une pompe à chaleur air-eau​

Accessible aux propriétaires occupants et bailleurs, cette prime encourage l’installation de solutions plus performantes et plus écologiques.

La Prime Énergie : un dispositif cumulabl

Délivrée par les fournisseurs d’énergie dans le cadre des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) (5)(Note de bas de page), la Prime Énergie permet de financer jusqu’à 4 185 € pour une pompe à chaleur air-eau et 4 000 € pour une chaudière à granulés​. Elle peut être combinée avec MaPrimeRénov’ pour réduire encore le coût des travaux.

L’éco-PTZ : un prêt avantageux

L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) (6)(Note de bas de page) offre un financement sans intérêt pour les travaux de rénovation énergétique. Il peut atteindre 50 000 € pour un bouquet de travaux et est remboursable sur 20 ans​. Il s’agit d’un prêt aidé accessible sans conditions de ressources. 

Le chèque énergie et la TVA réduite

Le chèque énergie (7)(Note de bas de page) est versé automatiquement aux ménages les plus modestes. Il s’agit d’un coup de pouce financier qui permet de payer des factures ou d’investir dans un équipement plus performant. Son montant varie entre 48 et 277 €​. 

Enfin, la TVA réduite à 5,5% (8)(Note de bas de page)  (contre 20%) est applicable aux travaux d’amélioration énergétique, elle allège le coût de l’installation et de la main-d’œuvre.

Malgré toutes les aides prévues pour vous aider à passer à un mode de chauffage plus écologique, un reste à charge des frais d’installation reste possible. Dans ce cas-là, vous avez la possibilité de souscrire un prêt personnel travaux pour financer les dépenses restantes.