Le financement est-il devenu le premier frein aux travaux des particuliers ?

22 octobre 2026

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Sofinscope est le baromètre de Sofinco, spécialiste du crédit à la consommation en France. Destiné à sonder les Français sur leurs habitudes de consommation et à mieux les comprendre, ce baromètre qui s’inscrit dans le quotidien des Français est réalisé par l’institut d’études de référence, OpinionWay, reconnu pour son expertise et sa rigueur méthodologique.

L’étude « Les artisans et le financement des travaux des particuliers » réalisée pour Sofinco, est destinée à mieux comprendre les enjeux liés au financement des travaux des particuliers, les freins rencontrés par les clients ainsi que le rôle des artisans dans leur accompagnement.

Financement des travaux : des artisans en première ligne face aux difficultés de leurs clients

  • La question du financement représente un obstacle à la concrétisation d’un projet de travaux. 64% des artisans estiment que le manque de moyens financiers de leurs clients constitue une raison expliquant le refus de leurs devis. Pour 1 artisan sur 4, il s’agit même de la raison principale (25%). Ce constat est encore plus marqué parmi les entreprises dont les travaux énergétiques représentent la majorité de l’activité (74%, dont 34% comme raison principale).
  • En effet, financer ses travaux reste un parcours semé d’obstacles et certains freins pèsent sur le passage à l’action : près d’1 artisan sur 2 estime que les démarches pour accéder aux solutions de financement (49%), aux aides financières (46%), ainsi que le reste à charge (46%) constituent des obstacles au lancement des travaux. Les difficultés d’accès aux solutions de financement et aux aides financières apparaissent particulièrement prégnantes pour les entreprises qui effectuent des travaux de rénovation énergétique. Les difficultés ne tiennent donc pas seulement au montant à financer, mais aussi aux démarches permettant d’accéder aux différentes solutions.

Des solutions de financement et des aides encore difficiles à appréhender

  • Les artisans pointent un déficit de lisibilité des dispositifs existants. Une majorité considère que les solutions de financement disponibles sont difficiles à comprendre (58%), un constat encore plus marqué pour les aides publiques (70%). Par ailleurs, 3 artisans sur 4 jugent que ces aides sont difficiles à obtenir (75%). Au-delà de leur accessibilité, la compréhension même des dispositifs constitue donc un enjeu pour les particuliers.
  • Les particuliers mobilisent une large palette de solutions pour financer leurs travaux : si le paiement comptant est largement répandu (50%), d’autres moyens sont aussi mobilisés par les clients. Plus d’un artisan sur deux cite au moins un prêt (56%), principalement le prêt personnel ou bancaire classique (41%), devant l’éco-prêt à taux zéro (20%) et les prêts à taux réduit (6%). Les facilités de paiement sont également citées par près d’un tiers des artisans (31%), qu’il s’agisse du paiement en plusieurs fois (23%) ou différé (12%). Enfin, plus d’un quart évoque le recours à au moins une aide publique (28%), notamment MaPrimeRénov’ (20%), les certificats d’économie d’énergie (9%) ou les aides des collectivités locales (6%). Le recours aux prêts et aux aides publiques est davantage rapporté par les artisans qui effectuent des travaux de rénovation énergétique.

Des artisans encore peu outillés pour accompagner leurs clients

  • Si les artisans sont en première ligne face aux difficultés de financement de leurs clients, ils restent encore peu équipés pour jouer pleinement un rôle d’accompagnement. Seule une minorité se sent capable d’orienter ses clients vers les aides auxquelles ils peuvent prétendre (42%) et déclare bien connaître les différentes aides gouvernementales mobilisables pour financer certains travaux (40%). Les artisans qui réalisent des travaux de rénovation énergétique apparaissent toutefois mieux armés sur ces sujets.
  • La maîtrise des solutions de financement apparaît encore plus limitée. Seul un tiers des artisans estime bien connaître les différentes solutions qu’il pourrait proposer à ses clients (33%) et moins d’un quart déclare proposer des solutions de financement variées et adaptées à leur situation financière (24%). Une faible part bénéficie par ailleurs d’un accompagnement pour mieux guider ses clients dans le choix des offres, services et aides disponibles (21%). Le rôle de conseil existe donc, mais il reste encore largement perfectible.

Des aides qui encouragent les travaux, mais restent peu structurantes pour l’activité des artisans

  • Les aides publiques sont perçues comme utiles pour soutenir la demande : près d’un artisan sur deux estime qu’elles encouragent les particuliers à engager des travaux (49%), une perception encore plus répandue parmi les artisans qui réalisent des travaux de rénovation énergétique et chez ceux qui sont exposés à des refus de devis pour manque de moyens financiers.
  • Pour autant, leur poids dans l’activité des artisans reste globalement limité. Seul 1 artisan sur 5 considère qu’elles jouent un rôle important dans son activité (20%), une proportion qui atteint toutefois 35% parmi les artisans dont les travaux de rénovation énergétique représentent la majorité de l’activité. Par ailleurs, près de trois quarts estiment qu’une réduction ou une suppression des principales aides publiques n’aurait pas d’impact majeur sur leur activité (73%). Les évolutions fréquentes des dispositifs d’aide constituent néanmoins une source d’incertitude pour une majorité d’artisans (51%).
  • En pratique, l’activité repose avant tout sur les fondamentaux du métier : la réputation et le savoir-faire. Pour les artisans, leurs clients les choisissent avant tout pour leur réputation et le bouche-à-oreille (61%), et leur expertise, un savoir-faire spécifique ou la qualité de leurs prestations (21%).

Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 401 artisans, représentatif des artisans exerçant en France. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de secteur d’activité, de taille d’entreprise et de région d’implantation. Les interviews ont été réalisées par téléphone sur système CATI (Computer Assisted Telephone Interview). Les interviews ont été réalisées du 1er au 16 septembre 2026. OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252, garantissant la qualité et la fiabilité des résultats obtenus.

Toute publication totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention suivante : « Le Sofinscope – Baromètre OpinionWay pour Sofinco ».

Retrouvez l'étude complète en cliquant ICI

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