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Infographie budget vacances des français

Des projets de départ en vacances en nette baisse par rapport à l’année passée et une peur de devoir annuler ses vacances à cause de la crise
 

  • Le premier ministre l’a répété : les Français pourront partir en vacances cet été et ils pourront être remboursés s’ils doivent annuler leur réservation… Un discours qui se veut rassurant mais qui n’a pas suffi à convaincre tous les Français dans un contexte de crise sanitaire marqué par l’appel à la prudence. En effet, alors que de nombreux Français ont dû annuler leurs vacances de Pâques, les projets de départs pour cet été sont en nette baisse cette année. Là où, à la même époque l’an dernier, six Français sur dix prévoyaient de partir en vacances d’été (60%), ils ne sont que 44% cette année (-16 points). Pourtant, ce n’est pas l’envie d’évasion qui manque : après deux mois confinés, la majeure partie des Français considère avoir plus que jamais besoin de vacances (57% : 81% parmi ceux qui prévoient de partir en vacances, 39% parmi ceux qui ne prévoient pas de partir).
     
    • Les personnes âgées de moins de 35 ans expriment un peu plus l’intention de partir en vacances cet été (47%, -15 points) que leurs ainés (43%, -16 points). Par ailleurs, les jeunes déclarent davantage avoir besoin de partir : 63% d’entre eux considèrent qu’après deux mois de confinement ils ont plus que jamais besoin de vacances contre 55% des personnes de 35 ans et plus.
       
    • Les personnes appartenant aux catégories socioprofessionnelles les plus favorisées ont aussi davantage le projet de partir (54%, -17 points), que celles qui appartiennent aux catégories socioprofessionnelles les moins favorisées (42%, -14 points) à l’image des années précédentes.
       
    • Enfin, les Franciliens sont plus nombreux à déclarer avoir besoin de vacances (74% contre 53% en province) et comme, pour les années précédentes ils seront plus nombreux à partir cet été (59%, -19 points) que les habitants de province (41%, -15 points).
       
  • Plusieurs raisons expliquent cette baisse des projets de départs. Il y a d’abord les raisons financières. Parmi les Français qui ne projettent pas de partir en vacances, 65% déclarent que les projets de vacances d'été leur paraissent secondaires comparé à la dégradation de leur situation financière causée par la crise sanitaire. Qui plus est, 51% déclarent qu’ils ne prévoient pas de partir en vacances cet été pour compenser les pertes de revenus subies ou anticipées. A noter que parmi ceux qui ne partiront pas cet été sont surreprésentées les populations aux revenus les plus faibles (78% parmi ceux gagnant moins de 1000 € mensuels contre 54% en moyenne) et donc celles subissant le plus sévèrement les contractions financières dues à la crise. Viennent ensuite les craintes de devoir annuler ses réservations, une crainte qui demeure y compris chez les personnes qui ont fait le choix de partir (64%) et qui se traduit par l’intention d’un vacancier sur deux d’attendre le dernier moment pour faire ses réservations (50%). Mais il faut également évoquer la règle de prudence édictée par le gouvernement concernant les voyages à l’étranger, lesquels sont habituellement largement plébiscités par les plus jeunes, les catégories socio- professionnelles les plus favorisées et les Franciliens, soit les populations les plus enclines à partir l’été.
     

Les vacances en France, un choix pas si contraint pour la majeure partie des vacanciers
 

  • Cet été les Français passeront principalement leurs vacances en France, une destination choisie plutôt que contrainte dans la plupart des cas. En effet, parmi les interviewés ayant l’intention de partir cet été, 55% avaient déjà des projets de vacances en France quand 44% voulaient partir à l’étranger. Si fin mai 16% ont toujours pour projet de passer leurs vacances hors des frontières, 12% se disent hésitants et 16% déclarent qu’ils partiront finalement en France, portant la part de vacanciers décidés à partir en France à 71%.
     
    • Les vacanciers âgés de moins de 35 ans déclarent davantage qu’ils avaient l’intention de partir à l’étranger (63%), que leurs aînés (36%). Attachés à leurs projets estivaux, 28% des jeunes vacanciers maintiennent leur intention de passer leurs vacances en dehors de France (tandis que 18% hésitent encore et 17% se sont reportés sur la France). Les interviewés âgés de 35 ans et plus se montrent, pour leur part, plus partagés : 12% maintiendront leurs vacances à l’étranger, 9% n’ont pas décidé et 15% se sont résolus à suivre les recommandations incitant à rester sur le territoire.
       
    • De même les vacanciers Franciliens déclarent davantage qu’ils avaient prévu de partir à l’étranger (55%) que les autres (40%). A l’image des plus jeunes, les Franciliens n’ont pas envie de renoncer à franchir les frontières pour leurs vacances d’été : 29% entendent maintenir leurs vacances à l’étranger contre 26% qui hésitent (12%) ou se rabattront sur le France (14%).
       
    • Même constat également du côté des vacanciers issues des catégories socioprofessionnelles les plus favorisées dont 56% avaient pour projet de partir à l’étranger contre 39% des vacanciers des catégories socioprofessionnelle les moins favorisées.

Reste que si les vacanciers les plus jeunes, ceux franciliens et ceux issus des catégories socioprofessionnelles les plus aisées avaient pour plus de la moitié l’objectif de partir à l’étranger, ils partagent désormais le même projet majoritaire de vacances hexagonales (entre 53% et 60% séjourneront en France pour leurs vacances d’été, sans compter ceux qui hésitent encore).

  • D’ailleurs les Français ont une bonne image du tourisme local et reconnaissent volontiers les intérêts qu’il peut y avoir à partir en vacances France plutôt qu’à l’étranger. Ainsi, la plupart estiment que le tissu économique local français a davantage besoin du soutien économique des Français que les compagnies aériennes (86% contre 11%) et la majorité a conscience de l’impact qu’ont les voyages en avion longue distance sur l’environnement (55% estiment qu’en termes de bilan carbone, mieux vaut un grand nombre de départs en France en voiture qu’un petit nombre de départ en avion à l’étranger – bien que 40% soutiennent le contraire). Mais la préférence pour la France est aussi très personnelle et individuelle : deux tiers des personnes interrogées déclarent que des vacances en France leur font davantage envie que des vacances à l’étranger (65% contre 31%). Ce, alors même que les vacances en France ne sont pas nécessairement perçues comme étant plus avantageuses financièrement : si 51% estiment que des vacances à l’étranger sont plus coûteuses que des vacances en France, 46% jugent que ces dernières peuvent s’avérer plus chères que les offres low-cost et all inclusive étrangères


… qui explique en partie la baisse du budget moyen des vacanciers
 

  • Si près de la moitié des personnes interrogées estiment que des vacances françaises peuvent être plus chères que des vacances étrangères, les Français partant en vacances semblent pour leur part avoir trouvé des solutions leur permettant plutôt de réduire leur budget vacances.
     
  • Ainsi, bien qu’une majorité des vacanciers envisage de dépenser autant que l’année précédente (62%, -5 points), près d’un tiers envisage de dépenser moins (32%), un chiffre en hausse de 8 points par rapport à 2019. En moyenne, ceux qui ont décidé de partir prévoient un budget de 1 234 € pour leurs vacances d’été, soit 231 € de moins que l’année passée (-19%). C’est en fait surtout sur les budgets les plus élevés que se joue la différence : alors que 31% des vacanciers prévoyaient de dépenser plus de 1 500 € pour leurs vacances en 2019, ils ne sont plus que 24% dans cette situation en 2020.
     
    • Comme pour les années passées, les jeunes vacanciers âgés de moins de 35 ans dépenseront moins (919 €, -194 € par rapport à 2019) que leurs aînés (1 350 €, -244 €).
       
    • De même, le budget vacances des Franciliens (1 557 €, -264 €) restera au-dessus de celui des habitants de Province (1 129 €, -228 €).
       
    • Pour finir, le budget moyen des vacanciers des catégories socioprofessionnelles les plus aisées (1 270 €, -464 €) sera supérieur à celui des catégories les moins favorisées (1 061 €, -321 €). Néanmoins, la baisse observée cette année impliquera un budget plus faible que celui enregistré pour les catégories les moins favorisées en 2019 (1 382 €).
       
  • Parmi les vacanciers qui déclarent que leur budget vacances va diminuer par rapport à l’année précédente, le principal levier de baisse cité est celui de la destination (45%) en hausse de huit points par rapport à 2019. La baisse du budget vacances attendue a donc un lien direct avec le choix de nombreux Français de troquer leurs vacances à l’étranger contre des vacances en France. Le deuxième levier est celui des loisirs (40%, +6 points), un chiffre qui pourrait traduire la volonté d’éviter les lieux de rassemblements ou encore l’anticipation de leur fermeture. A noter d’ailleurs que 56% des parents prévoient de limiter les activités payantes habituellement pratiquées par leurs enfants pendant les vacances d’été.
     
  • En revanche, les Français ne comptent pas rechigner sur la durée de leurs vacances. Ils sont en effet 64% à déclarer vouloir partir 2 semaines ou plus, un chiffre stable par rapport 2019 (62%). Ils ne comptent pas non plus renoncer à se faire plaisir sur la nourriture : seuls 23% de ceux qui prévoient de diminuer leurs dépenses comptent le faire en jouant sur ce poste de dépenses et dans l’ensemble, les vacanciers prévoient de consacrer 27% de leur budget à l’alimentaire cette année (+3 points par rapport à 2019). Cette année, les vacances d’été seront donc le plus souvent des vacances en France, moins coûteuses mais pas moins longues, avec un budget qui laissera de la place aux plaisirs de la table... L’occasion de redécouvrir la France et ses terroirs et de profiter de moments de convivialité en se recentrant sur l’essentiel.
     

En conclusion, cette étude révèle quelques grands enseignements :

  • Moins d’un Français sur deux a prévu de partir en vacances en cet été, un chiffre en nette baisse par rapport à l’année passée. Si le contexte sanitaire a un rôle direct sur cette baisse, il faut aussi y ajouter un contexte économique très défavorable pour les Français, dont beaucoup ont subi ou anticipent des pertes de revenus ainsi que l’appel à ne partir à l’étranger cette année.
  • Cet été, la plupart des vacanciers prévoient de partir en France, une destination plus souvent choisie que contrainte même si certains envisageaient d’abord de partir à l’étranger. D’ailleurs, non seulement les Français reconnaissent qu’il s’agit d’un choix plus responsable pour l’économie du pays et pour l’environnement mais ils déclarent avoir davantage envie de partir en France qu’ailleurs.
  • Pour les Français, partir en France représentera des économies. Mais si beaucoup envisagent également de restreindre les dépenses dédiées aux loisirs, pas question en revanche de lésiner sur la durée de vacances et la nourriture. Ce seront donc finalement des vacances en France, moins chères, avec l’envie de se faire plaisir sur les choses qui comptent vraiment.


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