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Infographie le budget rentrée des français

A. Les parents redoutent toujours les dépenses liées à la rentrée
 

  • Chaque année, les parents voient arriver avec inquiétude la rentrée scolaire et les inévitables dépenses à faire. 36% des parents estiment ainsi que septembre est le mois de l’année durant lequel ils dépensent le plus, contre seulement 18% pour l’ensemble des Français. Avec des postes de dépenses nombreux et variés, c’est bien la rentrée scolaire qui cristallise les inquiétudes des parents, 62% d’entre eux indiquant qu’ils redoutent ces achats à effectuer (stable par rapport à l’étude de 2019). Aussi les capacités d’épargne des parents sont limitées sur ce mois de l’année : seulement 35% des parents d’enfants scolarisés déclarent qu’ils peuvent mettre de l’argent de côté, contre 48% de l’ensemble des Français.
     
    • Les parents appartenant aux catégories populaires, au budget déjà plus fragile en temps normal, et particulièrement touchés par les conséquences économiques de la crise sanitaire, redoutent davantage cette rentrée et les dépenses associées : 40%, soit une hausse de 6 points en un an, contre 36% des parents appartenant aux catégories socioprofessionnelles supérieures de la population (+1 point).
       

B. Un budget de rentrée 2020 impacté par la crainte concernant la situation économique
 

  • La crise économique et sociale ayant succédé à la crise sanitaire, 42% des Français ont le sentiment que leur situation financière personnelle va se dégrader dans les mois qui viennent (1). Les parents sont même légèrement plus inquiets pour leur situation financière dans les mois prochains, 45% jugeant qu’elle va se degrader (1). Ils prévoient en conséquence de réduire les budgets qu’ils vont allouer à la rentrée de leurs enfants : 150€ de moins qu’en 2019 en moyenne (pour un budget moyen de 814€). Dans le détail, le budget moyen prévu pour la rentrée augmente graduellement avec le niveau scolaire des enfants : de 219€ prévus pour les enfants en maternelle ou en école élémentaire, il passe à 393€ pour les enfants en collège, à 446€ au lycée, pour atteindre finalement 1544€ pour les enfants dans l’enseignement supérieur.
     
    • Le budget des étudiants est particulièrement important lors de leur première année d’étude. Nécessitant parfois la constitution d’un trousseau, ou une première expérience de location d’un appartement, les parents concernés déclarent avoir payé en moyenne 1848€.
       
  • L’ampleur des dépenses de rentrée à prévoir pour un enfant dans l’enseignement supérieur a des conséquences profondes sur l’économie des familles. 72% doivent ainsi piocher dans leurs économies pour financer les études supérieures de leur enfant, un indicateur en progression de 13 points par rapport à 2019.
    Cette hausse s’explique en partie par un moindre recours aux revenus des étudiants eux- mêmes pour boucler ce budget. Avec 2 mois de confinement et une fermeture encore plus longue du secteur des cafés, hôtels et restaurant, la participation des étudiants au financement de leurs études est en déclin : seuls 15% des foyers concernés peuvent compter sur les revenus issus du travail de l’étudiant tout au long de l’année, contre 25% en 2019. Aussi les parents comptent se reposer davantage sur les bourses que pourraient décrocher leur progéniture (43%, +20 points).
     
    • Les parents appartenant aux catégories socioprofessionnelles supérieures de la population prévoient de réduire davantage leur budget de rentrée : -26% en moyenne par rapport à 2019, contre -9% pour les parents appartenant aux catégories populaires. Ces derniers sont déjà, en temps normal, sur une gestion au plus près du budget consacré aux études de leurs enfants.
       

C. L’expérience de l’école à la maison pendant 2 mois semble avoir des effets sur la perception des postes budgétaires
 

  • Les vêtements demeurent le premier poste de dépense sur lequel les parents entendent faire des économies (58%) notamment en période de crise (+7 points en un an). Les activités sportives sont également vues par un nombre croissant de parents comme une source potentielle d’économies (22%, +3 points).
     
  • Aux côtés des dépenses contraintes, assurance scolaire, frais de scolarité ou cantine, soulignons que les fournitures scolaires sont de plus en plus perçues comme un poste de dépense incompressible les parents (38%, +10 points par rapport à 2019). Le même constat peut être fait pour d’autres outils qui permettent d’assurer la continuité pédagogique depuis la maison. Marqués par le confinement et la gestion de la scolarité de leurs enfants, 39% des parents déclarent ainsi qu’aucune économie ne peut être faite sur les livres (+2 points), et 23% sur le matériel informatique (+7 points).
     
    • Les outils numériques ont permis, dans une certaine mesure, de garantir la continuité pédagogique pendant le confinement. Les parents l’ont gardé en tête, et ce poste est jugé davantage incompressible au fur et à mesure de la progression scolaire de leurs enfants (de 19% pour les parents d’enfants en maternelle à 37% pour les parents d’élèves dans l’enseignement supérieur).
       
    • Les parents d’enfants en école élémentaire sont beaucoup plus nombreux qu’en 2019 à indiquer que le budget livre pour la rentrée est incompressible (41%, +18 points), la consommation plus élevée des livres pendant le confinement ayant certainement joué dans cette évolution.
       

D. Les achats de la rentrée sont toujours plus anticipés par les parents

 

  • La tendance de fond observée année après année se poursuit : les parents réalisent toujours plus tôt leurs achats de rentrée pour leurs enfants. Cette année, 70% d’entre eux déclarent les faire durant l’été (+6 points). Alors que la période précédant l’été a été marquée par la crise sanitaire, 14% déclarent faire leurs achats de rentrée avant l’été (-2 points), tandis qu’une proportion identique font leurs achats en septembre, juste avant la rentrée (14%, -5 points).
       
    • Les enfants devenant toujours plus indépendants à mesure qu’ils progressent dans leur cursus scolaire, les parents deviennent de moins en moins prévoyants. Pour des enfants assez jeunes, quasiment aucun parent n’achète les fournitures scolaires à la dernière minute : 8% pour les parents d’élèves en maternelle, 9% en école élémentaire et 8% au collège. Ces proportions sont en revanche bien plus hautes pour les enfants plus âgés : 20% pour des enfants au lycée et 23% pour ceux dans l’enseignement supérieur.
       
  • Proposant souvent des réductions, ainsi que des marques distributeurs ou premier prix qui peuvent intéresser les parents cherchant à faire des économies, les grandes surfaces demeurent le lieu phare des achats de rentrée. 79% des parents déclarent y acheter le plus souvent les fournitures scolaires de leurs enfants (+4 points). Les achats sur Internet progressent lentement (12%, +2 points), tandis que le recours aux petits commerces de papeterie décline (6%, -2 points).
     

En conclusion, cette étude révèle quelques grands enseignements :

  • Dans cette période d’incertitude économique, les parents anticipent une réduction du budget qu’ils alloueront à la rentrée scolaire de leurs enfants. Toutefois, les parents ne sont pas égaux face à ces dépenses, et les parents aisés semblent avoir davantage de marges de manœuvres pour réduire leur budget. Pour les parents aux revenus plus modestes, les dépenses déjà ramenées à l’essentiel en temps normal sont plus dures à couper.
  • L’expérience du confinement et de l’enseignement à distance a montré aux parents l’importance de certains postes de dépenses. Ainsi, les livres, les fournitures scolaires ou le matériel informatique étant indispensables pour assurer l’enseignement de son enfant à la maison, ils tendent à devenir des budgets sanctuarisés.
  • Pour les parents, et particulièrement pour ceux dont le budget est déjà contraint, la rentrée scolaire est une difficulté qui s’ajoute au contexte économique incertain. Sans beaucoup de marge de manœuvre pour adapter leurs dépenses, les parents les moins aisés se montrent particulièrement inquiet à l’approche de cette période.
     

 Retrouvez l'étude complète en cliquant ICI.