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Infographie le budget mariage des français sofinscope by sofinco

A. Les Français sont toujours attachés au mariage mais reconnaissent que les coûts engendrés par l’organisation peuvent représenter un obstacle important
 

  • Le mariage a connu une baisse de sa popularité sur les dernières décennies, baisse qui se poursuit encore aujourd’hui : en 2019, 227 000 mariages (1) ont été célébrés, soit une baisse de 3% par rapport à 2018. Pour autant il s’agit toujours d’une institution bien ancrée en France. En 2020, deux Français sur dix envisagent de se marier ou de se remarier (19%). Additionnés à la part des personnes se déclarant actuellement mariées (47%), cela représente au total plus de deux tiers de personnes mariées ou envisageant de se marier (68%). L’institution est par ailleurs toujours majoritaire par rapport au pacs : sur l’année 2018, on comptait 234 000 mariages contre 209 000 pacs. Si le Pacte civile de solidarité est en progression pour sa part (+7% entre 2017 et 2018), il n’est toutefois pas systématiquement perçu comme une alternative au mariage. Un tiers le perçoit ainsi comme une étape ultérieure puisque 37% des personnes pacsées envisagent de se marier.
     
    • Parmi les personnes non mariées (qu’elles soient célibataires, en couple, veuves ou divorcées) 36% envisagent de se marier. Ce chiffre monte à 60% chez les personnes âgées de moins de 35 ans puis décroit très vite avec l’âge (8% pour les personnes âgées de 50 ans ou plus).
       
    • L’envie de se marier est à peu près équivalente chez les femmes (37%) et les hommes (35%) non mariés. Les rêves de mariage sont donc loin d’être l’apanage de la gent féminine… de quoi déconstruire certaines idées reçues.
       
    • Enfin, près de la moitié des personnes en couple mais non mariées envisagent de se lancer (46%). Les célibataires, pour leur part, ne sont pas en reste puisque 31% d’entre eux partagent également ce projet. Les veufs et divorcés se montrent beaucoup plus réservés : seuls 3% déclarent qu’ils envisagent de renouveler l’expérience.
       
  • Si certains restent persuadés que rien ne peut empêcher un couple de se marier s’il le souhaite, beaucoup reconnaissent que la question des coûts peut représenter un obstacle. Ainsi un peu plus de la moitié des Français estime que les dépenses engendrées par le mariage peuvent faire renoncer un couple à se marier (54%). Il faut dire que les frais d’organisation d’un mariage s’élèvent le plus souvent à plusieurs milliers d’euros, un budget conséquent qui n’est pas à la portée de toutes les bourses.
     
    • De fait, les personnes non mariées appartenant aux catégories socio-professionnelles les plus vulnérables envisagent moins de se marier (31%) que celles qui appartiennent aux catégories les plus favorisées (45%), des chiffres qui confortent l’idée que de nombreuse personnes s’auto-censurent pour des raisons financières.
        

B. Pour leur mariage, les Français tablent cette année sur des plus petits comités et un budget maitrisé
 

  •   S’ils devaient organiser un mariage, les Français fixeraient le nombre d’invités à 62 personnes (-3 invités par rapport à 2019), ce qui, selon eux, reviendrait à un budget de 7 670 € en moyenne (-472 € par rapport en 2019 ; -6%). Des ambitions qui sont donc en baisse, ce qui peut être la résultante de plusieurs facteurs. D’une part, les deux indicateurs évoluent globalement à la baisse sur les sept dernières années, d’autre part l’épidémie de Covid-19 et le confinement impactent les manières de concevoir le futur à plus ou moins long terme. Les Français ont sans doute plus de mal à se projeter dans des grandes fêtes, à la fois par anticipation de la crise financière, et en raison d’un contexte qui oblige à se recentrer sur l’essentiel et repenser ses priorités. A noter d’ailleurs que la part de recherches « mariage » sur le moteur de recherche Google a presque été divisée par deux sur les deux dernière semaines (-48% entre le 8 et le 22 mars) (2).

     
    • Les femmes sont un peu plus ambitieuses que les hommes sur le nombre d’invités. Elles le fixeraient en moyenne à 65 contre 58 pour les hommes. Toutefois pour ce qui est du budget à anticiper, les femmes et les hommes se placent dans la même fourchette (7 717 € pour les femmes, 7 621 € pour les hommes).
       
    • De même, les jeunes fixeraient un nombre d’invités et un budget plus élevé (83 invités et 8 412 € pour les Français âgés de moins de 35 ans) que leurs aînés (49 invités et 6 837 € pour les personnes âgées de 50 ans ou plus).
       
    • Enfin, les personnes appartenant à un foyer dont les revenus cumulés sont supérieurs à 3 500 € par mois voient plus grand (69 invités pour un budget de 9 834 €) que ceux dont les revenus sont inférieurs à 1 000€ (48 invités pour un budget de 6 109€).
       
  • Le repas reste le premier poste de dépenses cité (59%), en augmentation de 5 points par rapport à 2019. Le lieu du mariage conserve la deuxième position (12%, -1 point), devant les tenues, également en baisse (8%, -3 points). La hausse de l’importance accordée au repas cadre avec l’idée du besoin de se recentrer sur l’essentiel, à savoir manger avec ses proches et de manière plus anecdotique boire (3% considèrent que le poste le plus couteux est la boisson, avec une petite augmentation de +1 point par rapport à 2019). Ainsi, la période semble exacerber l’attachement que portent les Français à la convivialité du repas.
      
    • Les plus fortunés considèrent davantage que le poste de dépense le plus couteux pour un mariage est le repas (64% de ceux dont les revenus du ménage est au moins égal à 3 500 € par mois) que les moins aisés (48% de ceux dont le revenu du foyer est inférieur à 1 000 € par mois). Ainsi, on ne privilégie pas le repas par défaut parce qu’il s’agit d’un poste de dépenses incompressible, mais par esprit hédoniste, pour le plaisir des bonnes choses à partager.
       
    •  Les aînés considèrent davantage que le poste de dépenses le plus couteux est le repas (68% des personnes âgées de 50 ans et plus contre 47% des personnes de moins de 35 ans). Même constat pour les personnes habitant en province (61% citent le repas versus 54% des Franciliens).
       

C. Côté financement, vers une transition intégrant de plus en plus le participatif ?
 

  • Pour couvrir les frais de mariage, les Français privilégieraient de loin leur épargne personnelle aux autres types de solutions existants (85% citent l’épargne comme solution envisagée, 62% comme première solution envisagée). Toutefois de plus en plus de Français considèrent également d’autres possibilités, c’est le cas notamment du crédit (42% l’envisagent comme solution, +5 points depuis 2019) mais également du financement participatif (35%, +6 points depuis 2019).
     
    • Les plus jeunes ont moins tendance à citer l’épargne comme première solution envisagée (51% des moins de 35 ans) que la moyenne (62%) et envisageraient davantage d’avoir recours à l’aide de leurs parents (24% des moins de 35 ans le citent).
       
    • Toutes les tranches d’âges sont ouvertes au financement participatif : la part de personnes l’envisageant comme solution est la même pour les moins de 35 ans et pour les 50 ans et plus, à savoir 36%.
       
    • Enfin si le financement participatif apparait comme une aubaine pour les moins fortunés (39% des personnes dont le foyer a des revenus inférieurs à 1 000 € le citent comme solution envisagée), il s’avère une option également largement évoquée par les personnes les plus favorisées (27% des personnes dont le foyer a un revenu de 3 500 € ou plus par mois).
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  • En parallèle, la part de personnes déclarant imaginer ouvrir une liste de mariage (50%) évolue peu, bien qu’enregistrant une légère baisse (-2 points par rapport à 2019) et le budget envisagé pour la liste de mariage est le plus bas enregistré en sept ans (3 776 €, -428 € par rapport à 2019). Ces transformations sont peut-être révélatrices d’une transition vers une nouvelle manière de penser la participation. Le financement participatif pourrait finalement s’imposer progressivement comme une alternative à la coutume d’offrir des cadeaux aux mariés, une coutume d’ailleurs héritée de la tradition de la constitution du « trousseau » de la mariée, aujourd’hui bien dépassée.
     
  •  Si le budget envisagé pour le mariage et pour la liste de mariage ont nettement baissé en un an, le montant moyen que les Français – lorsqu’ils sont eux-mêmes invités – déclarent être prêts à consacrer pour les mariés est resté relativement stable (163 €, -7 € depuis 2019). Pour un mariage de 62 invités, et si chacun participait à cette hauteur, cela représenterait au total plus de 10 000 euros, un montant supérieur au budget imaginé par les Français pour leur propre potentiel mariage… De quoi rassurer les personnes qui se sentent freinées par la question du coût.

     

En conclusion, cette étude révèle quelques grands enseignements :

  • Si le mariage est en perte de vitesse en France, il est toujours bien ancré et nombreux sont ceux qui envisagent de franchir le cap un jour. Toutefois les chiffres laissent à penser que certaines personnes sont freinées pas les coûts engendrés par un tel événement, les personnes les moins aisées envisageant moins de se marier que les autres.
  • Les attentes concernant l’organisation de l’événement évoluent. Les Français envisagent de moins en moins leur hypothétique mariage comme un événement onéreux avec beaucoup d’invités… Une tendance déjà amorcée depuis plusieurs années qui tend à se renforcer dans le contexte particulier du début de l’année 2020.
  • Pour financer leur mariage, la plupart des Français considèrent qu’ils s’appuieraient d’abord sur leur épargne. Mais de plus en plus, ils déclarent qu’ils songeraient également à d’autres solutions comme le budget participatif, un concept populaire aussi bien chez les jeunes que chez les aînés.

 

 Retrouvez l'étude complète en cliquant ICI.