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Infographie le budget loisirs des français

A. Les loisirs numériques toujours privilégiés par les Français
 

  • Si les Français sont moins absorbés par leurs écrans qu’il y a huit ans, leurs deux passe- temps préférés demeurent l’ordinateur/surfer sur Internet (55%, -13 points par rapport à la vague précédente) et la télévision (56%, -8 points). Après une longue période de confinement, la moitié des personnes interrogées cite le fait de voir ses amis et ses proches (48%, -1 point). D’autres activités restent très appréciées malgré les mesures de distanciation dans les musées et les stades, comme les loisirs culturels (41%, -5 points), les loisirs de plein-air (37%, -2 points) ou le sport (27%, -4 points). Dans une moindre mesure, les jeux comme le Scrabble ou les mots croisés (26%, -2 points), la gastronomie (31%, -1 point), le shopping (16%, -8 points), les jeux vidéo (21%, +4 points) et le bénévolat et la vie associative (14%, -2 points) séduisent également. Enfin, 13% des personnes exercent des activités artistiques durant leur temps libre (+1 point), 10% s’essaient à la photographie (-1 point), et 4% pratiquent des loisirs scientifiques comme l’astronomie (+1 point). Il est à noter que la musique demeure un passe-temps populaire, avec 32% de pratiquants (-8 points).
     
    • Les Français âgés de 18 à 24 ans sont les plus prompts à jouer aux jeux vidéo (38% contre 21% en moyenne, et seulement 3% parmi les seniors âgés de 65 ans et plus), néanmoins leurs loisirs préférés restent la vie sociale, le fait de voir leurs amis (48%).
       
    • A l’inverse, le bénévolat est davantage prisé par les plus âgés (27% contre 6% parmi les plus jeunes), mais ces derniers semblent avant tout avoir développé un goût marqué pour les loisirs sur ordinateur (64%, premier loisir cité par cette catégorie d’âge).
       
  • Les Français choisissent leurs loisirs surtout en fonction du plaisir, du bien-être et de l’enrichissement qu’ils procurent (66%, +1 point). 41% des sondés considèrent principalement le critère du prix (-2 points). Comme lors de la vague précédente, les raisons pratiques ne viennent que dans un second temps : 28% pour la proximité et l’accessibilité des équipements (+1 point) et 15% le temps que cette activité demande (-1 point). Dans un contexte de crise sanitaire où les gens ont souvent vécu isolés, 14% ont choisi une activité parce qu’elle était pratiquée par des proches (+4 points).
     
    • Les Français âgés 18 à 24 ans tiennent moins compte de la proximité et de l’accessibilité des équipements (17%) que les Français plus âgés (31% des 35 ans et plus). Ils sont aussi plus sensibles au fait que l’activité soit pratiquée par des proches (27% contre 11%).
       
    • Les loisirs des personnes issues des catégories populaires sont davantage conditionnés par le prix : 48% de ces personnes prennent en compte ce critère contre 36% des personnes issues des catégories aisées. Les personnes issues des catégories aisées peuvent davantage écouter leur envie et la recherche de plaisir (69% contre 61% pour les personnes issues des catégories populaires).
       

B. Un budget et un temps de loisirs en baisse
 

  •   Effet de la crise sanitaire, le temps que les Français consacrent à leurs loisirs baisse de manière significative : en moyenne, ils s’adonnent 10h04 par semaine à leurs activités favorites, soit 1h49 de moins qu’en 2018. Les sondés qui y consacrent plus de six heures par semaine est même en baisse de 11 points. 13% comptent moins dépenser en loisirs parce qu’ils ont moins de temps à y consacrer (+6 points).

     
    • Les actifs ne peuvent consacrer que 7h07 par semaine aux loisirs tandis que les retraités disposent eux de 16h07. Alors que les actifs sont désavantagés, on observe en plus que l’érosion qu’ils connaissent est encore plus importante : -2h02 contre 48 minutes pour les retraités. Les parents d’enfants âgés de moins de 18 ans sont les plus à plaindre : ils ne disposent que de 5h58 par semaine pour se divertir (contre 8h34 en 2018).
       
    • Les hommes sont mieux lotis que les femmes, malgré une baisse importante du temps de loisir qui touche les deux sexes : les premiers disposent de 11h44 par semaine (contre 13h15 en 2018), les secondes de 8h35 (contre 10h40 en 2018).
       
  • La période du confinement a eu un effet contrasté sur la pratique des loisirs. D’une part, 61% des Français estiment avoir passé encore plus de temps devant les écrans, quitte à consacrer un budget plus important à leurs abonnements en ligne (26%). D’autre part, 37% ont pris goût à d’autres activités.
      
    • Les Français de moins de 35 ans représentent bien ce paradoxe. Ils ont particulièrement accru leur utilisation des écrans (67% contre 58% des plus de 35 ans), et ressentent l’envie de consacrer un budget plus important à leurs abonnements en ligne (45% contre 21%). Mais ils sont aussi ceux qui ont le plus trouvé goût à d’autres loisirs pendant la crise (60% contre 29% des plus de 35 ans).
       
  • La crise économique qui a éclaté avec l’apparition du covid-19 impacte le budget loisirs des Français. Elle amène 65% d’entre eux à reconsidérer les loisirs gratuits. 72% déclarent que les dépenses consacrées aux loisirs seront les premiers postes d’économies en cas de baisse de revenus, et plus d’un tiers des parents prévoit déjà de réduire le budget loisirs de leurs enfants (36%). Cependant, 76% des Français estiment ne pas dépenser trop en la matière..
     
    • Sans surprise, les foyers les moins aisés sont plus enclins à faire attention au prix. 71% des Français appartenant aux classes populaires reconsidèrent les loisirs gratuits, 8 points de plus que ceux appartenant aux catégories socioprofessionnelles supérieures.
       

C. L’enveloppe moyenne consacrée aux loisirs en baisse cette année
 

  • La crise économique entraîne une érosion du budget consacré aux loisirs. Les Français interrogés déclarent que leur foyer y consacrera en moyenne 619 € par an pour l’année à venir, soit une baisse de 41 € depuis 2018. Pour rappel, entre 2017 et 2018, ce budget n’avait varié que de 2 €.
     
    • Les revenus du foyer sont déterminants pour définir le montant consacré aux loisirs : les foyers ayant des revenus supérieurs à 2000 € par mois dépensent 746 € par an (-83 €), contre 461 € pour ceux aux revenus moins importants (+17 €).
       
  • Pour l’année à venir, le nombre de Français qui comptent maintenir ce budget en l’état baisse de 8 points, à 58%, alors qu’il avait augmenté de 3 points entre 2017 et 2018. 26% renonceront à des loisirs ou des abonnements trop chers, 22% consacreront cet argent à d’autres projets, tandis que 19% comptent épargner davantage. Cependant, il faut relativiser les motifs purement financiers de cette érosion. Si 36% des Français évoquent le manque de moyens, il faut davantage chercher les raisons de cette baisse dans la situation sanitaire exceptionnelle que traverse le monde : 35% des Français anticipent le risque de ne pas pouvoir pratiquer ces activités pour des raisons sanitaires.
     
    • Du fait de leur vulnérabilité aux effets du coronavirus, les Français âgés de 50 ans et plus anticipent davantage le risque de ne pouvoir pratiquer leurs activités habituelles pour des raisons sanitaires (43% contre 26% des plus jeunes). Ils sont aussi plus nombreux à affirmer ne plus avoir les moyens de pratiquer autant qu’avant (40% contre 32%).
       
  •  La crise sanitaire et économique a aussi un effet sur la nature des loisirs pratiqués. Après plusieurs mois de confinement, 44% des Français envisagent de dépenser de l’argent pour des activités en extérieur : un quart veut acheter des outils de jardinage (25%), 20% des équipements pour les loisirs en plein-air. Le confinement ayant entraîné une intensification des usages numériques (par exemple avec le télétravail, mais aussi en pratiquant des sports et jeux via des supports digitaux), 32% des Français dépenseront davantage afin de s’équiper en ordinateur, console, téléviseur, etc.
     

Contraints à l’enfermement et dans l’impossibilité de fréquenter les espaces verts publics, les Français ont dû se résigner pendant près de deux mois à limiter leur rapport à la nature. Cette période particulière a eu impact fort sur les Français : 59% d’entre eux déclarent avoir ressenti le besoin de se reconnecter à la nature pendant le confinement, dont un sur cinq « beaucoup » (21%). […] 68% des personnes ayant accès à un jardin ou un balcon souhaitent à l’avenir passer plus de temps à jardiner et ils sont également deux tiers à vouloir désormais cultiver des herbes aromatiques, avoir un potager pour leur consommation alimentaire personnelle (68%). (1)
 

  • Les jeunes dépenseront massivement pour des équipements numériques. Environ la moitié des Français de moins de 35 ans y consacreront leurs prochaines dépenses de loisirs (45%), contre un quart des Français de 35 ans et plus (27%). Ils seront aussi amenés à davantage dépenser pour des équipements sportifs (31% contre 21%).
  • De par leur coût, les équipements numériques seront surtout achetés par les Français appartenant aux catégories socioprofessionnelles supérieures (40%, 10 points de plus que chez les Français des classes populaires). Les Français moins aisés se tourneront davantage vers les loisirs en extérieur (48% contre 41%).

 

En conclusion, cette étude révèle quelques grands enseignements :

  • Les écrans demeurent la principale source de loisirs. Le fait de passer du temps avec ses proches n’arrive que dans un second temps. Le critère principal pour choisir un loisir reste le sentiment de bien-être, de détente et de plaisir qu’il procure. Cette raison passe avant le prix, qui demeure tout de même important.
  • Cette vague est marquée par la crise du covid-19 et l’incertitude économique. Les Français, moins par baisse de leur pouvoir d’achat que pour des raisons sanitaires, prennent leurs dispositions : ils consacrent moins de temps aux loisirs et dépensent moins dans ce domaine.
  • La crise a un impact sur la nature même des loisirs pratiqués. Si une partie a passé plus de temps de loisirs devant leur ordinateur pendant le confinement, une autre partie a découvert d’autres loisirs, comme par exemple le jardinage. Après des mois d’enfermement, les Français comptent dépenser davantage pour s’amuser en extérieur.

 

 Retrouvez l'étude complète en cliquant ICI.