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Infographie sur les français et l'automobile, la tentation de la location

A. Un rapport ambivalent des Français à la voiture, entre besoin primaire et contraintes, bien général et intérêt particulier
 

  • La voiture demeure toujours perçue comme une nécessité par les Français. 78% la voient comme indispensable au quotidien (48% tout à fait) et 77% des propriétaires de voiture ne pourraient s’en passer à vie (ne plus jamais acheter / louer de voiture). Le déclenchement du mouvement des ‘Gilets jaunes’ fin 2018 suite à l’évocation de l’augmentation des prix du carburant souligne bien l’importance de la voiture dans le quotidien des Français.
    • Posséder une voiture est d’autant plus important pour les Français qui ont peu d’alternatives. Il s’agit ainsi d’un équipement essentiel pour les habitants de communes rurales (88%), dans lesquelles les transports en commun sont limités, et pour les parents d’enfants (82%), pour lesquels il s’agit d’un mode de déplacement plus pratique.
  • Dans les faits, plus de 9 Français sur 10 utilisent au moins une voiture au sein de leur foyer (92%) ; la plupart en ont une (51%) et 41% deux ou plus. La majorité l’utilise de manière quotidienne (55%) et 27% au moins une fois par semaine.
     
  • Bien que nécessaire, la possession d’une voiture induit des obligations matérielles et les Français en sont conscients. Ils estiment en effet que la voiture est une contrainte en termes d’entretien (68%) et qu’elle est agréable quand on n’a pas à s’occuper de ce domaine ou de l’assurance (80%). La pression financière imposée par la voiture est aussi massivement ressentie : 77% des Français y voient une contrainte en termes de budget, confirmée par 83% des propriétaires de voiture souhaitant réduire les dépenses qui lui sont liées. L’Insee établit d’ailleurs que 11% du revenu disponible des ménages est consacré en moyenne aux transports individuels, principalement pour la voiture(1).
     
    • Les personnes aux revenus modestes sont logiquement les plus nombreuses à ressentir la contrainte budgétaire de la voiture. C’est le cas de 80% des personnes dont le foyer dispose de moins de 2 000 € mensuels contre 71% de celles dont le foyer perçoit 3 500 € mensuels et plus.
       
  • L’impact environnemental de la voiture est par ailleurs un de ses points noirs palpables. Les deux tiers des Français (66%) considèrent la voiture comme un mode de transport polluant. Cette conscience écologique, si elle est réelle, pèse toutefois moins que les contraintes budgétaires ou d’entretien, signe que l’intérêt individuel prime encore sur l’intérêt général… ou que le développement des moteurs alternatifs (électrique, hybride) change la perception de ce type de véhicules.
     
    • La sensibilité des jeunes à l’impact écologique se confirme ici : 76% des Français âgés de moins de 35 ans identifient la voiture comme un mode de déplacement polluant. Les cadres (77%) les rejoignent également sur ces perceptions.
       
  • Ainsi la voiture est-elle perçue comme indispensable, mais contraignante et ne correspondant pas pleinement aux aspirations environnementales des Français.
     
      

B. La notoriété de la location avec option d’achat (LOA) et de la location longue durée (LLD) progresse mais l’intérêt pour ces modes de location reste limité
 

  • La connaissance de la LOA et de la LLD n’est pas encore généralisée mais est désormais largement majoritaire. Ces solutions sont aujourd’hui connues des deux tiers des Français (respectivement 67% et 63%). La progression plus importante de la LLD (+9 points en 4 ans) lui permet de resserrer son écart avec la LOA (+4 points).
     
    • La LOA et la LLD sont connues des mêmes profils, plus intéressés par l’automobile ou avec des revenus qui permettent le recours à ces modes de location. Il s’agit des hommes (76% pour la LOA, 74% pour la LLD), des 35 ans et plus (72% pour la LOA, 69% pour la LLD) et des foyers dont le foyer gagne 2 000€ mensuels ou plus (73% pour la LOA, 70% pour la LLD).
       
  • Si la notoriété de ces solutions est en hausse, l’écart entre la connaissance de ces types de location et leur utilisation reste conséquent. Tout juste 14% des Français ont déjà eu recours à la LOA et 5% à la LLD. Le recours à ces deux types de location reste donc encore contenu à une mince frange de la population et progresse relativement lentement (+3 points depuis 2017 pour la LOA, pas d’évolution constatée pour la LLD).

     
    • Les cadres ont notamment sauté le pas : 26% ont déjà eu recours à la LOA (12 points de plus que la moyenne), 11% à la LLD (6 points de plus). Leur ouverture à la location longue durée dépasse la voiture. Elle se retrouve pour tous les types de biens et d’équipements, comme souligné dans le Sofinscope de juin 2021 ‘Les Français et la location longue durée’ : ils étaient alors 29% à l’avoir déjà expérimentée, contre 16% de l’ensemble de la population.
       
  • Un quart des Français pourrait considérer recourir à l’avenir à ces types de location. Alors que la LOA devance la LLD dans l’usage, les projections pour l’avenir sont très proches entre ces deux options (respectivement 24% et 26%). Comme en 2017, les personnes qui connaissent la LOA et la LLD ont plus l’intention d’y avoir recours (respectivement 32% et 34%).
     
    • Les profils les plus nombreux à envisager le recours à l’avenir à la LLD ou à la LOA se recoupent. Ce sont les hommes (27% pour la LOA, 31% pour la LLD), les moins de 35 ans (32% pour les deux solutions), les personnes dont le foyer dispose de 3 500 € par mois et plus (28% pour la LOA et 32% pour la LLD), ainsi que les personnes avec au moins un enfant au foyer (31% dans les deux cas).
       

C. Un rapport bénéfices / risques de la LOA et de la LLD qui divise les Français
 

  • Bien que la LOA et la LLD n’enregistrent pas un essor flagrant, les Français leur reconnaissent des qualités. Deux dimensions ressortent particulièrement : la possibilité de déplacer les contraintes liées à la voiture et la notion de plaisir. Toutefois, de ces deux atouts découlent des aspects négatifs. Déplacer les contraintes implique de renoncer à la liberté qu’on acquiert en tant que propriétaire, tandis que le plaisir coexiste avec la peur.
     
  • Déplacer les contraintes de la voiture est un atout qui ne laisse pas de marbre. Les solutions comme la LOA et la LLD intègrent généralement l’entretien des véhicules. Avec 80% des Français qui jugent que la voiture est agréable quand on n’a pas à s’occuper de son entretien, cet argument est particulièrement entendu par ces derniers. 47% des Français déclarent ainsi que le fait de ne pas avoir à gérer les pannes et les réparations les inciteraient à s’intéresser à la LOA ou LLD.

     
    • Toutefois, la liberté gagnée vis-à-vis de l’entretien est contrebalancée par celle perdue en termes d’usage du véhicule. Près de 3 Français sur 10 ressentent la location longue de voiture comme limitante : 29% se sentent plus libres de son usage lorsqu’ils en sont propriétaires. Cette perception de la location comme une gêne à la liberté d’usage a déjà été observée à l’égard des biens ou équipements, 33% des Français n’étant pas intéressés par la location longue durée pour cette même raison . Avides de liberté, 22% des Français déclarent ne pas vouloir être contraints par un contrat de location.
       
    • Les Français restent ainsi attachés à la possession de leur voiture. Un quart d’entre eux (25%) préfère par principe posséder sa voiture et 18% reconnaissent que la location ne fait pas partie de leurs usages, qu’ils ne l’ont jamais envisagée.

La notion de plaisir est importante quand il s’agit de voitures. Les sensations ressenties lors de la conduite, mais aussi la fierté et la joie de la nouveauté sont des arguments que les constructeurs mettent régulièrement en avant. Or, ils s’appliquent aussi aux solutions de locations longue durée des voitures. Le plaisir de régulièrement changer de voiture séduit un tiers des Français, s’imposant comme le deuxième levier incitant à considérer la LOA ou la LLD (35%).

  • Cette dimension « plaisir » entre toutefois en conflit avec la peur d’abimer une voiture louée, redoutée par 28% des Français. Cette crainte dépasse le domaine de l’automobile. Elle a ainsi déjà été relevée dans des proportions assez proches à l’égard des biens et équipements, 21% des Français avançant ce motif pour expliquer leur désintérêt pour la location longue durée(2).

Par ailleurs, la dimension écologique de la LOA et de la LLD peine à convaincre. Seul un tiers des Français estime que louer des voitures plutôt que les acheter permet de préserver l’environnement (34%). Logiquement, la motivation écologique à la LOA ou la LLD est faible : 14% de la population seulement seraient intéressés par ces types de location pour être plus respectueux de l’environnement.

  • Les Français âgés de moins de 35 ans sont les plus nombreux à penser que louer plutôt qu’acheter permet de préserver l’environnement (44%) ainsi qu’à être intéressés par une location longue pour une raison environnementale (23%).
      

D. La rentabilité de la LOA et de la LLD n’est pas évidente pour les Français, qui sont prêts à allouer des budgets en décalage avec la réalité du marché
 

  • Les Français demeurent à convaincre sur la rentabilité de la location longue de voitures. Seuls 11% pensent que la LOA ou la LDD sont plus rentables qu’un achat traditionnel sur le long terme. Si ces solutions ne sont pas perçues comme particulièrement avantageuses financièrement, elles présentent toutefois des avantages à court terme : 26% des Français se rabattraient sur ces possibilités par défaut, parce qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter une voiture à l’instant T.
     
  • Comme en 2017, les Français sont prêts à payer des montants sensiblement inférieurs aux prix moyens des locations du marché, et ce, malgré une légère hausse des budgets donnés. Ainsi, les Français payeraient 149 € par mois pour une location en LLD (+21 € par rapport à 2017) et 145 € par mois pour une LOA (nouvel item). Les premières offres les plus basses se situant autour de 200 € mensuels, l’écart reste substantiel.

    Les Français se déclarent prêts à payer 38 € par jour pour louer exceptionnellement une voiture pour un déplacement quotidien pour des raisons personnelles. C’est 3 € de plus qu’en 2017 mais toujours dans la fourchette basse des offres d’entrée de gamme proposées. Ainsi, les Français peinent à accorder aux différentes prestations de location leur valeur courante actuelle. Ce fait est révélateur de leur difficulté à monétiser les avantages d’une location longue.

     
    • Les personnes aux revenus les plus confortables (celles dont le foyer gagne de 2 000 € mensuels et plus) sont les plus disposées à payer le plus cher pour les différentes formes de location. En détail, elles payeraient 173 € en moyenne pour une voiture en LLD (contre 115 € pour les personnes dont le foyer gagne moins), 178 € pour une voiture en LOA (contre 93 € pour les personnes touchant moins) et 41 € pour une voiture en location exceptionnelle à la journée (contre 34 € pour les personnes ayant moins).
       
    • Concernant la location à la journée, ces profils sont rejoints par les habitants de l’agglomération parisienne (49 €), qui sont aussi les plus nombreux à ne pas posséder de voiture (20% contre 8% des foyers Français).
       
  • Les prix moyens maximum que les Français avancent pour l’achat traditionnel d’une voiture neuve (15 298 €) et pour celui d’une voiture d’occasion (8 500 €) sont sensiblement plus en phase avec la réalité du marché. C’est le signe que les Français sont plus familiers avec ces modes de consommation traditionnels.
    • Là encore, les personnes dont le foyer bénéficie des revenus les plus élevés (2 000€ mensuels et plus) sont celles qui avancent les prix les plus hauts : 18 460 € pour l’achat d’une voiture neuve (contre 9 081 € pour les personnes dont le foyer a moins) et 10 366 € pour l’achat d’une voiture d’occasion (contre 4 664€ pour les personnes de foyers plus modestes).
       

E. Une confiance encore minoritaire dans les acteurs de la LOA ou de la LLD, particulièrement online
 

  • Les acteurs classiques du secteur automobile bénéficient des cotes de confiance les plus élevées. Ainsi, un Français sur deux (53%) ferait le plus confiance à un concessionnaire dédié à une marque pour acquérir une voiture en LOA ou en LLD. Les constructeurs automobiles se placent en seconde position (44% des Français leur feraient le plus confiance), suivis des concessionnaires multimarques (33%). Les loueurs spécialisés dans la LOA ou la LLD se classent juste derrière (31% leur feraient le plus confiance).
     
  • Les nouveaux entrants tels que les plateformes en ligne doivent gagner la confiance des Français. Près d’un Français sur trois (29%) serait prêt à passer par des plateformes en ligne de LOA ou de LLD (type Agilauto ou Aramisauto) plutôt que par un loueur traditionnel pour acquérir une voiture en location longue mais sept Français sur dix ne s’y sentent pas prêts et un tiers certainement pas.
     
    • Les personnes les plus nombreuses à se dire prêtes à passer par des plateformes en ligne sont les moins de 35 ans (39%) - notamment les hommes de cet âge (49%) - et les cadres (42%).

 

En conclusion, cette édition du Sofinscope a fait émerger plusieurs grands enseignements :

  • La voiture reste un besoin primaire pour les Français, un indispensable du quotidien. Néanmoins, ils entretiennent un rapport ambivalent avec cet équipement du fait de la lourdeur budgétaire de ce poste, des contraintes techniques (entretien, risque de pannes / d’incidents) et de la culpabilité aujourd’hui associée à ce mode clairement identifié comme polluant.
     
  • Les deux tiers des Français connaissent aujourd’hui la location avec option d’achat ou la location longue durée de véhicules. La forte hausse de la notoriété de la LLD depuis 2017 lui a permis de rattraper son retard sur la LOA même si ce dernier type de location reste plus connu.
     
  • En revanche, le recours à la LOA et à la LLD reste contenu et n’a progressé que de quelques points par rapport à 2017. De même, les projections d’utilisation de la LOA et de la LLD sont modestes. La crise a clairement joué comme un facteur contraire, portant la plupart des Français à se montrer frileux à l’égard de ces types de location. Le besoin de maturation des Français est évident. Néanmoins, connaitre ces deux modalités accroit puissamment les intentions de recours ; aussi, développer la notoriété de ces offres semble être la condition sine qua non de leur essor.
     
  • Lorsqu’ils comparent les avantages et les inconvénients de la location longue durée les Français sont partagés. Ils estiment avec la LOA ou la LLD perdre sur le plan psychologique (sentiment de moindre liberté d’usage et d’une entrave contractuelle, peur d’abimer la voiture) mais gagner sur le plan pratique (allègement de la contrainte de l’entretien, opportunité de changer plus fréquemment de véhicule). Quant au plan financier, la rentabilité de la LOA et la LLD par rapport à l’achat est encore à prouver aux Français. Par ailleurs, le fait que les Français soient prêts à payer des sommes sensiblement inférieures aux prix du marché pour accéder à la LOA ou la LDD est révélateur de leur difficulté actuelle à monétiser les avantages de ces solutions.
     
  • Le capital confiance des acteurs de la location longue durée – a fortiori des acteurs en ligne – est inférieur à celui des acteurs classiques du secteur de l’automobile.

     

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