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Les Français et le budget pour un mariage : Après une forte croissance du budget pour le mariage en 2016, un budget 2017 en légère baisse

 

Pour cette quatrième édition du baromètre « les Français et leur budget pour un mariage», les Français se montrent un peu plus mesurés que l’an passé sur les dépenses envisagées pour un mariage.

A. En 2017, des préparatifs de mariage moins longs et moins onéreux

  • Les Français inviteraient en moyenne 65 personnes (- 2 par rapport à 2016) pour assister à leur mariage. Des premiers préparatifs au jour J, ils estiment qu’il faut consacrer environ 9 mois à l’organisation de l’évènement, soit un mois de moins qu’en 2016.
 
  • Les femmes envisagent de consacrer un peu plus de temps aux préparatifs (10 mois en moyenne) que leurs homologues masculins (8 mois). Le nombre d’invités envisagés conditionne fortement le temps de préparation estimé : si un mariage rassemblant moins de 50 invités ne semble nécessiter que 7 mois, les mariages de taille plus importantes demandent davantage de temps (12 mois en moyenne pour un mariage comptant de 100 à 149 invités et 11 mois pour un mariage de plus de 150 invités).
 
  • Pour leur mariage, les Français seraient prêts à dépenser en moyenne 8260 euros. Ce montant apparaît en forte baisse par rapport à l’an dernier (- 561 euros), mais il est similaire à ce qui avait été observé en 2014 et 2015. Au regard des dépenses à effectuer, la majorité des Français (60%, stable) juge que ce budget est justifié.
 
  • Souvent plus impliquées dans les préparatifs du mariage, les femmes envisagent de consacrer à cet évènement environ 8579 euros, contre 7914 euros pour les hommes. Les personnes ayant les budgets prévisionnels les plus élevés se comptent parmi les habitants de la région parisienne (9032 euros contre 8077 euros en moyenne en province), les personnes issues des catégories favorisées (9194 euros contre 7722 euros pour les ouvriers) et ceux comptant inviter 150 personnes ou plus (15 751 euros contre 4553 pour celles dont le mariage ne comptera pas plus de 50 invités).
 

B. Un budget contraint, qui pousse les Français à rogner sur les dépenses jugées moins importantes

  • De nombreuses solutions s’offrent aux futurs époux pour financer le plus beau jour de leur vie. Ils compteraient avant tout sur leurs économies personnelles (85%, dont 63% en premier, - 4 points) et sur l’aide des parents et proches (69%, - 5 points). Près de la moitié des personnes interrogées (44%, stable) pourraient envisager de faire appel au crédit pour financer leurs projets, tandis que 41% envisageraient de se tourner vers des sponsors et 33% vers du financement participatif.
 
  • La grande majorité des Français considère que les dépenses liées à la nourriture, repas, traiteur et pièce montée, engendrent les frais les plus importants au moment de se marier (59%, stable). La location d’une salle arrive ensuite, considérée comme le poste de dépenses le plus important par 15% des personnes interrogées. Les autres postes de dépenses sont jugés un peu moins onéreux : 7% pour la lune de miel, 6% pour les tenues, 3% pour les alliances et 3% pour les boissons.
 
  • Alors que le budget consacré au mariage (8260 euros en moyenne en 2017) représente déjà une dépense conséquente, plus de 8 Français sur 10 (85%) se sentent contraints par leur budget, qui les pousse à faire des choix et à mettre de côté certaines de leurs envies, quand seulement 12% considèrent que le budget n’est pas un problème.
 
  • Pour alléger le coût du mariage, les personnes interrogées seraient prêtes à faire des concessions sur des éléments jugés un peu plus secondaires. Ils rogneraient avant tout sur le budget dédié au photographe ou au caméraman (44%, -4 points), à l’hébergement pour soi-même (35%, stable), aux cadeaux pour les invités (33%, - 2 points), ou encore à la décoration (31%, - 3 points). Sur les postes de dépense jugés les plus onéreux, mais indispensables, le potentiel d’économies semble un peu plus limité : 23% des Français envisageraient de faire des économies sur le lieu du mariage ou la salle de réception (stable) et 13% des Français sur les dépenses de bouche (+ 3 points).
 

C. La liste de mariage, une pratique en perte de vitesse

  • L’ouverture d’une liste de mariage divise les Français et accuse un recul : si 55% envisageaient de le faire en 2014, seulement 50% considèrent y recourir en 2017. La liste de mariage concerne avant tout les personnes ayant les revenus les plus importants plutôt que celles aux revenus plus modestes (60% des personnes dont le foyer gagne 3500 euros ou plus par mois, contre 33% des foyers ayant des revenus inférieurs à 1000€). De même, les personnes organisant un mariage plus fastueux, comptant plus d’invités, s’expriment davantage en faveur de l’ouverture d’une liste de mariage : les deux tiers (66%) de ceux invitant 100 personnes ou plus envisageraient de le faire, contre seulement 39% des Français invitant moins de 50 personnes.
 
  • Dans ce contexte, le montant moyen des listes de mariage s’est érodé au cours des dernières années : de 4912 euros en moyenne en 2014, elle s’établit en moyenne en 2017 à 3874 euros, soit une baisse de 1038 euros en quatre ans.
 
  • Invités à un mariage, les Français dépenseraient en moyenne 129 euros en cadeaux pour les mariés (+3 euros par rapport à 2016). Les invités les plus généreux se comptent parmi les personnes habitant en Ile-de-France, qui dépenseraient 167 euros en moyenne, les foyers gagnant au moins 3500 euros par mois (155 euros) et les retraités (148 euros).
 
 
Après les sommets mesurés 2016, les Français se montrent cette année un peu plus mesurés sur les dépenses envisagées pour un mariage. Ils y consacreraient moins d’argent et aussi moins de temps que l’année passée, pour un nombre d’invités un peu plus restreint. Alors que le budget représente toujours une contrainte, les futurs époux rogneraient en premier lieu sur les postes de dépenses secondaires, comme le photographe ou les cadeaux pour les invités. Si la liste de mariage apparaît en perte de vitesse, les invités continuent à se montrer généreux envers leurs hôtes et ne restreignent pas le montant de leurs cadeaux.

le 29 juin 2017
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